Et paf ! Pour mon premier article je vais toucher un sujet sensible.
C’est en regardant le second numéro du double épisode de la série documentaire Succession que m’est venue cette idée.

Parce qu’en fait ça m’a agacé lorsqu’au bout d’une demie-heure est montré le fait que les salariés de l’entreprise visitée par François Hollande ne peuvent même pas se payer le fruit de leur travail.
Et on ne parle pas de produits délirants, mais de soutiens-gorges. Alors qu’ils soient de qualité, je n’en doute pas, c’est très certainement le cas. Mais en fait ça me parait fou, il ne faut pas déconner non-plus..

Et de penser aux salaires des personnes qui s’expriment m’a fait pensé au SMIC, à la façon dont il est appliqué.

Alors pas uniquement en voyant l’entreprise évoquée dans le documentaire, mais de façon globale, au niveau national.

Et c’est là que mon cerveau a commencé à digresser.

Quand on pense qu’il y a des exonérations sur pour les entreprises qui maintiennent ce niveau de rémunération je suis curieux de savoir comment on a pu en arriver là…Et il ne faut donc pas s’étonner que le niveau des rémunérations stagne et qu’il se nivelle par le bas.

Alors j’ai imaginé quelque chose… un monde un peu différent qui ferait à n’en pas douter hurler les grands patrons… Et « en même temps »… Pourquoi pas ?

Pourquoi ne pas proposer ces exonérations uniquement pour les toutes petites structures ? Cette aide est très certainement une très bonne chose pour celles de moins de dix salariés. Cela leur permet de se développer. C’est très bien, nécessaire, largement souhaitable.

Mais sérieusement… Quand une entreprise embauche des centaines de salariés, ne peut-on pas indexer un SMIC propre à cette société vis à vis de sa masse salariale ? Tout comme des tranches existent pour l’impôt sur le revenus, pourquoi ne pas avoir un salaire minimum lui aussi calculé, par tranches, en fonction du poids de l’entreprise ?

Une société de 100 salariés pourrait avoir une indexation du SMIC basée sur un coefficient multiplicateur de 1,20 par exemple.

Par exemple cela pourrait donner :

EffectifsCoefficientSMIC Mensuel brutEcart
1-1011867.02 €–
11-491.051960.37 €+ 93.35 €
50-991.12053.72 €+ 186.70 €
100-2491.22240.42 €+ 373.40 €
250-4991.32427.13 €+ 560.11 €
500-9991.42613.83 €+ 746.81 €
1000-49991.52800.53 €+ 933.51 €
5000-99991.62987.23 €+ 1120.21 €
10000+1.73173.93 €+ 1306.91 €

Alors oui, il faudrait peut-être également prendre en compte pour un calcul de coefficient les résultats de l’entreprise. Deux sociétés de 500 salariés ne réalisent en effet peut-être pas le même chiffre d’affaire, le même bénéfice. Il faudrait alors avoir une partie du coefficient qui soit calculée selon cette réalité.

Et puis bien-sûr, pour que cela fonctionne également, il ne faudrait pas seulement calculer au niveau d’une société… Mais du groupe dont dépend la société. Il est trop aisé en effet de faire de la découpe; On se retrouverait très vite « comme par magie » à n’avoir en France que de petites entreprises…

D’ailleurs la part de dividendes versés devrait elle aussi être prise en compte.

En clair, un vrai moyen d’enfin faire ruisseler ! Et cela ne devrait pas dépendre des négociations annuelles obligatoires, il s’agirait de la base légale du SMIC pour chaque entreprise.

Libre au sein de ces dernières d’avoir des politiques internes allant encore plus loin !

Mais si elles ont les reins solides il ne faut pas oublier que c’est grâce à leurs salariés et je serais (encore plus) curieux de voir l’impact d’une telle mesure sur leur pouvoir d’achat et, in fine, sur la consommation.